Apprendre l’anglais, avec quelle méthode ?

C’est la rentrée : cette fois, vous êtes décidé(e) : vous allez vous (re)mettre à l’anglais ! Vous êtes super motivé(e) mais quelle méthode choisir ? Votre mairie organise-t-elle des cours en groupe ? Avez-vous pensez à étudier seul en ligne ou avec une application mobile ? Ou alors vous envisagez les cours particuliers. Chaque méthode a ses avantages et ses inconvénients, à vous de trouver ce qui vous convient le mieux.

1/ Les cours en groupe de la Mairie

En général les cours sont organisés une fois par semaine sur un trimestre, avec possibilité de renouveler l’engagement ensuite. C’est souvent assez économique et on vous propose un test de niveau avant de commencer. Cela vous permet de rencontrer d’autres apprenants qui habitent près de chez vous, avec un même intérêt. Les cours sont intéressants et variés, avec de la pratique grammaticale et une introduction de la culture anglophone (Angleterre et Etats-Unis). Vous pouvez aussi vous préparer à passer un test comme le TOEFL par exemple.

Si vous êtes à l’aise en groupe et que vous souhaitez pratiquer l’anglais sans trop de pression et à un moindre coût, c’est une bonne méthode.

Pour passer un test à ajouter sur un CV cela peut vous être utile, mais n’oubliez pas de vérifier que le test est bien homologué et sur combien de temps est la formation.

Par contre, pour les débutants les cours en groupe seront peut-être difficiles à suivre. Quand vous hésitez trop longtemps pour répondre ou que vous avez peur de vous tromper, vous risquez de vous décourager.

2/ Les cours en ligne ou avec une application

Avec l’Internet les cours en ligne se multiplient, avec des méthodes plus ou moins innovantes. Il y a aussi des applications mobiles. Quelques points importants à vérifier avant de choisir : 1/ une variété de contenus : texte, graphique, vidéo, ou audio. 2/ des contenus authentiques, avec des intervenants natifs parlant à une vitesse normale et dans une situation extra-scolaire (au bureau, chez un ami, au supermarché…). 3/ une progression adaptée (en général gérée par ordinateur et en fonction de tests réguliers) et enfin 4/ des cours de grammaire associés à la culture anglosaxone. 

Souvent ces méthodes sont gratuites mais proposent aussi une version payante plus développée. Si vous savez vous motiver seul et que vous arrivez à vous connecter régulièrement, c’est une bonne solution pour faire des révisions et apprendre du vocabulaire sans aucune pression. Les leçons sont rapides et les applis savent comment vous attirer tous les jours ! Ainsi, vous avez vite l’impression de progresser.

Par contre, c’est aussi à vous de mémoriser le vocabulaire et de le mettre en pratique. Vous pouvez écrire des phrases, les répéter à voix haute ou les réciter à quelqu’un. Ou pourquoi pas les chanter sur une mélodie que vous connaissez bien ! En tout cas, cela prend du temps supplémentaire au quotidien.

L’inconvénient c’est que vous n’avez aucun contrôle sur le contenu des cours. Vous devez suivre chaque leçon comme elle vient et vous ne pouvez pas revoir les leçons précédentes. Il n’est pas toujours facile de demander des explications. Et personne ne va vous corriger des erreurs de prononciation ! Enfin, beaucoup d’applications se basent sur des thèmes/versions qui à la longue vous empêchent de penser en anglais. Or, pour parler couramment anglais vous devez arrêter de traduire en français le plus tôt possible !

3/ Les cours particuliers

Beaucoup de mes étudiants choisissent cette méthode parce qu’ils considèrent avoir « un blocage avec l’anglais. » Malheureusement ils ont eu de mauvaises expériences à l’école qui les ont découragés, voire traumatisés. Résultat, ils ont de bonnes connaissances mais ils n’osent pas parler anglais. Les cours particuliers sont la meilleure méthode pour être en confiance et arriver à se lancer ! J’ai déjà vu beaucoup de mes étudiants surmonter leur crainte ou leur timidité – c’est toujours très satisfaisant !

Je propose des cours personnalisés, c’est-à-dire que j’adapte le contenu des cours à vos besoins et la progression pédagogique à votre rythme. Sans complexe, je vous proposerai de la grammaire, mais de façon ludique et basée sur une méthode britannique. Paradoxalement, les Anglais ne font pas de grammaire en classe, mais ils savent très bien l’expliquer aux étrangers ! Je tire également profit de mon expérience en Angleterre pour rendre l’apprentissage vivant et ancré dans le réel. Le but est bien de vous permettre de communiquer en anglais, pas seulement de connaître la langue.

Mes cours sont en visio car grâce à la caméra c’est comme si nous étions dans la même pièce, mais sans avoir besoin de masque ni de distanciation physique ! Je peux facilement vous envoyer du contenu visuel ou audio et mes horaires sont aussi plus souples. Je vous propose des exercices d’application entre les cours, mais rien n’est obligatoire : nous ne sommes plus à l’école ! Et je suis disponible si vous avez des questions ou des suggestions.

Enfin, je propose un premier cours gratuit, sans engagement et vous ne signez pas de contrat. Donc vous pouvez déplacer un cours ou décider d’arrêter la formation quand vous le souhaitez. 

J’espère que cela vous aura aidé à choisir la méthode la plus appropriée pour votre apprentissage de l’anglais. Vous avez la motivation, c’est déjà un bon début. Si vous vous fixez des objectifs réalistes et que vous êtes déterminé(e) à avancer, vous obtiendrez bientôt de bons résultats !

anglais motivation

Et quand ça bloque ?!

Des études scientifiques indiquent que, lors de tout apprentissage, nous demandons à notre cerveau d’effectuer les tâches différemment, en modifiant les connections entre nos neurones. Quand on apprend une langue étrangère, il s’agit d’arriver à communiquer et à penser à l’aide de mots différents de ceux de notre langue maternelle. C’est un chemin qui peut être parsemé d’embûches : manque de temps pour pratiquer la langue, oubli de vocabulaire, ou encore problèmes de prononciation qui finissent par donner l’impression de tourner en rond et de ne plus progresser.

Ces péripéties sont parfaitement naturelles, puisque l’apprentissage de la langue se fait par paliers : en effet mettre en pratique une nouvelle règle grammaticale dans un exercice est assez simple et rapide, mais pour pouvoir l’appliquer de façon systématique à l’oral, comme à l’écrit ce n’est pas si simple. L’important est de ne pas se décourager ! Avec le temps et une pratique régulière, certains automatismes vont se mettre en place pour améliorer à la fois la compréhension et la communication en langue étrangère.

Parfois cependant, il y a des obstacles plus tenaces qui peuvent empêcher d’avancer :

  • la frustration et l’impatience : aujourd’hui tout va très vite et, surtout quand les besoins sont réels et pressants, on aimerait apprendre « tout, tout de suite ». Or, malgré tout ce que la technologie propose aujourd’hui, pour parler une langue il ne suffit pas seulement d’apprendre quelques phrases par cœur, ni de traduire les mots à l’aide d’un moteur de recherches ! S’imaginer de pouvoir parler couramment une langue en quelques semaines ne peut qu’engendrer de la frustration, voire du découragement. Au contraire, être réaliste c’est se donner les moyens d’apprendre sereinement et dans la durée. C’est une bonne idée de mettre en pratique dans la semaine ce qu’on a appris pendant le cours. Pour intégrer de l’anglais et/ou de l’espagnol dans votre quotidien, vous pouvez trouver des idées ici
  • une perte de contrôle : il faut le reconnaître, quand on réussit dans la vie active, que l’on est à l’aise dans sa profession, parfois même dans le management, ce n’est pas toujours facile de se retrouver « comme à l’école » et de se laisser guider et corriger ! Ce n’est certes pas un sentiment agréable, mais dans le cadre d’une relation de confiance il est plus facile d’accepter de « perdre pied » momentanément. Après tout, cette situation quelque peu inconfortable demeure limitée au déroulement des cours, pendant lesquels la confidentialité est bien entendu de rigueur.
  • la peur de se tromper : C’est vrai, personne n’aime faire des erreurs, mais dans une situation d’apprentissage, se tromper c’est essentiel ! D’abord, c’est un bon moyen de vérifier ce que vous n’avez pas (encore) compris, et en vous corrigeant, vous vous donnez aussi une chance de progresser ! Il est donc essentiel de surmonter cette peur pour oser prendre la parole par exemple. Les jeux de rôles sont très utiles, par exemple pour les conversations au téléphone, pour réserver un hôtel ou négocier avec un client étranger. Du coup, ce sera beaucoup plus facile quand vous vous trouverez dans ces situations.
  • la honte de ne pas réussir du premier coup : encore une fois, surtout dans notre société ultra-compétitive, il est légitime de vouloir s’assurer qu’on a la bonne réponse avant de se lancer. Cependant, dans la mesure où, comme nous venons de l’expliquer, se tromper fait partie intégrante de l’apprentissage, une certaine dose d’humilité est nécessaire. L’important, c’est d’essayer et d’accepter d’être corrigé si nécessaire. Même si l’on est touché dans son amour propre, c’est ainsi que l’on apprend et que l’on progresse.
  • les paroles négatives : qu’elles proviennent de son entourage ou d’un ancien professeur par exemple, les paroles de moquerie, d’humiliation ou de découragement peuvent engendrer du stress et parfois une incapacité à communiquer. Si vous avez souffert pendant votre enfance ou dans une autre situation particulière, prenez le temps d’en parler. Certaines émotions sont tenaces et peuvent être ravivées soudainement. Cependant sachez prendre du recul car vous n’êtes plus aujourd’hui dans cette situation et vous pouvez surmonter les émotions qu’elle a généré. Evidemment il est préférable d’apprendre dans un environnement calme, où patience et respect mutuel sont de mise.
  • le blocage mental se traduit généralement par une incapacité à comprendre et à mémoriser : peu importe les explications et encouragements, on ne peut plus progresser. Cela peut apparaître momentanément, en cas de surmenage ou de situation de stress prolongé par exemple, auquel cas il vaut mieux faire une pause, pour reprendre l’apprentissage ultérieurement. Si le blocage mental persiste, il est utile d’essayer d’en comprendre la cause pour y remédier. Il s’agit le plus souvent d’une forte perte de confiance en soi, occasionnée par un traumatisme. Celui-ci peut être plus ou moins conscient. Dans ce cas, il s’agit d’être indulgent avec soi-même plutôt que de forcer. Privilégier alors des activités plus ludiques et surtout se relaxer et même s’ amuser à apprendre ! Egalement ralentir le rythme et se fixer des objectifs réalistes permettront de mieux progresser, en évitant de se mettre sous pression.

J’ai observé plusieurs de ces blocages au cours de mon expérience d’enseignement des langues et je les comprends d’autant plus que je les ai aussi expérimenté moi-même, en particulier lors de mes séjours à l’étranger. Ne plus arriver à comprendre ni à s’exprimer est une situation stressante, voire humiliante : on peut se sentir démuni et désemparé. Heureusement, dans la plupart des cas on se sent juste un peu ridicule sur le moment, mais c’est souvent sans conséquence grave. Avec patience et humour (et un peu d’aide peut-être?) on peut surmonter ces obstacles et continuer à avancer, sans se décourager.

Imagerie des connections du cerveau
Imagerie des connections du cerveau – Source : Penn Medecine – National Institute of Mental Health