Après ma formation d’anglais

Idées pour pratiquer l'anglais

Le test d’anglais

Si vous avez suivi une formation d’anglais dans le cadre de votre Compte Personnel de Formation, vous avez dû la valider par un test. Tout d’abord ne vous découragez pas trop du résultat s’il ne correspond pas à vos attentes ! Ce test ne reflète qu’une partie de vos compétences linguistiques et seulement à un instant « t ».

Vous avez revu des bases de grammaire, vous avez eu des conversations en anglais et vous avez l’impression d’avoir progressé, mais vous n’avez pas forcément atteint le niveau que vous espériez. Qu’à cela ne tienne, vous pouvez renforcer ces acquis par vous-même, sachant que l’on n’a jamais fini d’apprendre !

Make it fun

Le plus important, maintenant que vous n’avez plus de « cours » réguliers, c’est d’être suffisamment motivé pour continuer. Quels sujets vous intéressent ? Aujourd’hui avec Youtube, vous avez un accès facile et illimité à du contenu anglophone authentique ! Mettez les sous-titres anglais et essayez ensuite de regarder les vidéos sans aucune aide ! A défaut de sous-titres, vous pouvez parfois ralentir la vitesse des commentaires. Et n’oubliez pas de lire d’abord la présentation de la vidéo pour vous donner une idée du sujet avant de vous lancer.

Je vous ai déjà donné des idées dans un autre post ! Si vous aimez l’actualité, je vous recommande également VOX, Brut America et Great Big Ideas qui traitent de nombreux sujets divers et variés avec des vidéos de moins de 5 mins. Si vous aimez la nature, National Geographics sont incontournables. Et en vous abonnant à ces chaînes, vous recevrez de nouvelles vidéos régulièrement.

Je trouve la newsletter de BBC.com très utile également : vous recevez chaque vendredi des articles (assez longs) sur de nombreux sujets, à lire tranquillement pendant le week-end ! Et l’abonnement est gratuit !

Enfin, si vous aimez les podcasts, je vous recommande celui du British Council et le Voice Of America, si vous voulez vous entrainer à comprendre l’accent américain ! Vous écouterez des natifs qui parlent un peu plus lentement, tout en restant naturels et vous pourrez aussi mieux suivre en lisant les scripts.

Communiquer en anglais

Avez-vous des collègues sympathiques à l’international ? Ou peut-être que dans vos connaissances, vous pourriez instaurer une conversation plus ou moins régulière en anglais ? Sinon, la prochaine fois que vous écrivez un mail en anglais, n’oubliez pas de mettre à profit ce que vous avez appris : quel temps allez-vous utiliser, pouvez-vous remplacer des adverbes par un modal ? Et ces verbes à particules que vous venez d’apprendre ?

Sinon, il y a peut-être un club d’anglais près de chez vous ? Certains organisent des rencontres franco-anglaises simplement pour discuter et faire connaissance ! Même après le Brexit il y a encore de nombreuses opportunités de communiquer avec nos voisins Britanniques. Si vous préférez contacter des Américains, c’est possible également !

Regarder des films en VO

Si vous ne le faisiez pas déjà, c’est un excellent moyen d’allier l’utile à l’agréable ! Vous pouvez commencer par regarder un de vos films favoris dans sa version originale, comme ça vous n’aurez pas de problème de compréhension. Les séries et les documentaires sont aussi très utiles, car ils sont en général plus courts. N’oubliez pas de mettre les sous-titres anglais : avec un peu d’habitude cela vous permettra de vérifier visuellement ce que vous entendez. Vous apprendrez aussi de nouvelles expressions, et du vocabulaire !

Et les chansons ?!

Vous pouvez également trouver sur Internet les paroles de chansons de vos artistes anglo-saxons préférés ! Il y en a beaucoup qui vont (heureusement) au-delà du classique « Baby I love you/ I love you Baby ». J’apprécie particulièrement Taylor Swift, car elle aime jouer avec les mots et utilise beaucoup de proverbes et d’expressions familières. Les chansons de rap sont aussi intéressantes, par exemple. Vous pouvez analyser le texte point par point : quels temps sont utilisés et pourquoi ? Quels mots de vocabulaire sont utilisés ? Y-a-t’il des expressions à apprendre ? Et avec la mélodie, ces paroles seront encore plus faciles à mémoriser une fois que vous les aurez comprises !

Comme vous le voyez, il y a beaucoup de possibilités de pratiquer l’anglais au quotidien, tout en vous amusant ! Cela vous permettra non seulement de faire travailler votre oreille,  mais aussi d’améliorer votre compréhension et votre expression. Bonne continuation !

La prononciation, c’est important ?

La prononciation, c’est la manière dont les sons du langage sont articulés. Dans le cadre de l’apprentissage d’une langue étrangère, cela peut être un exercice ludique et agréable, mais aussi compliqué et souvent redouté !  Alors, arriver à reproduire fidèlement les sons d’une langue, c’est important ?

Une anecdote

Lors de ma première visite au Royaume-Uni en vacances dans le Dorset, nous cherchions le camping de Wareham.  A l’époque, c’était mon père qui essayait de communiquer en demandant aux passants « où est le camping de « Wa-ré-am » ? » mais personne ne le comprenait ! Après avoir tourné en rond pendant de longues minutes, mon père a décidé de montrer l’endroit sur la carte. Un passant s’est exclamé : « Ah! Le camping de « Wèh-roum », c’est par là ! » Je n’ai jamais oublié cette anecdote : mal prononcer un mot peut en effet empêcher de se faire comprendre, avec toutes les conséquences que cela implique.

Alors oui, la prononciation c’est important ! Quelques exemples : en espagnol, si on prononce mal la consonne « r », on peut dire « mais » (pero) au lieu de dire « chien » (perro) !! Et en anglais, si on prononce mal le son [ i ], on parlera d’un navire (ship), plutôt que d’un mouton (sheep). D’ailleurs en français, prononcer un « ou » comme un « u » peut aussi nous jouer des tours, si l’on parle de « beaucoup » par exemple !

La phonétique

Donc, c’est important, mais comment s’y prendre ? Tout d’abord, il peut être utile de se familiariser avec l’alphabet phonétique, qui permet de différencier les sons, comme ici ceux du français :

En espagnol, ce sont surtout les consonnes qui sont difficiles à prononcer pour des francophones, comme le fameux « erre » qui se prononce en roulant la langue contre les dents du haut (et pas dans la gorge, comme en français) ou la « zeta » qui se prononce comme le « th » anglais, en plaçant la langue à plat contre les dents du haut. En anglais, ce sont plutôt les voyelles qui nous donnent du fil à retordre ! Surtout parce que les mêmes groupes de lettres (ou graphies) ne se prononcent pas de la même façon selon le mot. Par exemple : dans « enough », la graphie « ough » se prononce /ʌf /, alors que dans « although », ça se prononce //. De même, la graphie « ow » se prononce /əʊ/ comme dans « low », mais se prononcera /aʊ/ dans les mots « power », « flower » ou « tower ».

Ensuite, ce qui peut surprendre aussi les francophones, c’est l’accent tonique, qui permet de mettre en relief certaines syllabes. En français, on met toujours l’accent sur la dernière syllabe. Par contre, en espagnol, certains mots sont accentués sur l’avant-dernière syllabe comme « amigo » ou « puente », ou même sur l’avant-avant-dernière syllabe, comme dans « jaro » ou « magnífico » (d’où la présence d’un accent écrit sur les voyelles). En anglais, on observe le même phénomène, même s’il n’y a pas d’accent écrit. Par exemple « strawberry » se prononcera /ˈstrɔːb(ə)ri/ avec l’accent sur le « aw » et « comfortable » se prononcera /ˈkʌmftəb(ə)l/, avec l’accent sur le « om ».

Comment s’entraîner

Je suis d’accord que la phonétique par écrit, ce n’est pas idéal ! Alors, comment faire pour s’entraîner ? Vous avez peut-être déjà utilisé des laboratoires de langues pour bien écouter et répéter correctement ? Aujourd’hui, grâce à Internet il y a pleins de solutions gratuites : on peut écouter la prononciation des mots , par exemple  « power » sur le site du Cambridge Dictionary et « pájaro » sur le site Forvo . Pour ceux qui le souhaitent, je recommande aussi l’introduction aux sons de la langue anglaise du site BBC Learning English, qui est très complet. Vous trouverez aussi des vidéos avec scripts sur leur chaîne Youtube. Et pour voir des vidéos en espagnol, il y a par exemple la chaîne d’ El PaísSinon, pour exercer son oreille, regarder un film en VO (de préférence sous-titré dans la langue d’origine) est un très bon exercice. Pensez-y !

Les accents régionaux

Enfin, avant de terminer je ne voudrais pas oublier de parler d’un autre accent, celui défini comme l’ « ensemble de traits articulatoires (prononciation, intonation, etc.), propres aux membres d’une communauté linguistique (pays, région), d’un groupe ou d’un milieu social. » Ce sujet pourrait faire à lui seul l’objet d’un autre article, mais pour conclure, il faut reconnaître que les accents régionaux font partie de la langue d’un pays, qu’on le veuille ou non. Le sketch du comédien britannique Michael Mcintyre décrit avec humour quelques-uns des accents de l’anglais parlé dans le monde ! Le journal El País quant à lui a publié un jeu en ligne pour faire découvrir Los acentos del español. Même si souvent ces accents représentent une barrière à la compréhension pour un apprenant, il est possible de s’y habituer ! On peut aussi les apprendre naturellement, en fonction de son lieu d’habitation (en Ecosse ou Andalousie, par exemple).

Sans complexe

Mais surtout, restons positif ! Il est bien sûr possible de parler couramment une langue, tout en gardant un accent ! Plus ou moins prononcé, c’est ce qui va « trahir » votre pays d’origine. Mais ce qui compte, c’est de se faire comprendre. Emmanuel Macron parle sans traducteur à la BBC ou sur CNN par exemple, mais il ne peut pas cacher son origine. Cependant, qu’il soit authentique ou forcé, un accent peut devenir un atout ! C’est le cas d’Arsène Wenger , l’entraîneur mythique d’Arsenal, pour qui l’accent français est devenu une marque de fabrique. L’acteur espagnol Antonio Banderas qui a fait carrière aux Etats-Unis, a su lui aussi utiliser son accent à son avantage. En conclusion, que l’on ait un accent ou pas, ce qui compte c’est de s’exprimer sans complexe comme ce journaliste français s’adressant au président des Etats-Unis : Dear Donald Trump, don’t mess with French wine!

Whatever you do, keep speaking!

No importa lo que hagas, ¡siga hablando!